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Rapatrié depuis la Thaïlande, un couple tunisien rend hommage à l’armée nationale

Il s’agit d’un jeune couple tunisien parti en voyage de noces en Thaïlande est surpris par la fermeture soudaine des frontières l’annulation des vols internationales.

Sauvé, lui ainsi que sa femme par l’armée nationale, Fehmi Ben Slama a laissé ce joli témoignage.

« Bonjour à tous,

A la mi-mars, pendant notre voyage de noces en Thaïlande, mon épouse et moi-même avons été informés de la fermeture soudaine des frontières tunisiennes, puis de l’annulation de nos vols de retour, puis de la fermeture des voies terrestres et maritimes, puis celles des hôtels de la région où nous nous trouvions, et finalement de l’aéroport!

Nous n’avions plus aucun moyen de rejoindre un aéroport pour un éventuel rapatriement.

Dépendant de l’Ambassade de Tunisie à Jakarta, nous avons gardé le contact en attendant les instructions de Tunis.
Des amis à l’étranger nous ont aidé pour subvenir à nos besoins (location d’un studio et nourriture), et je leur en suis gré.

Bien sûr, nous avons séjourné selon les consignes strictes des autorités thaïlandaises: confinement général et couvre-feu. Seuls les banques, supérettes et super-marchés étaient autorisés à ouvrir avec des conditions d’hygiène appropriées. Nous sortions tous les 5 à 6 jours pour acheter de la nourriture (masques obligatoires dès que l’on sort de chez soi).

Ne pas savoir quand et comment nous allions rentrer nous a créé stress et anxiété, mais nous avons appris à gérer cette situation. Et comme tout le monde, nous ne voulions surtout pas tomber malade loin de chez nous, dans un pays où la communication et la culture sont différentes des nôtres.

La délivrance allait venir, deux mois après notre arrivée en Thaïlande: un vol militaire, dans le cadre du programme de rapatriement, allait être organisé à partir de Bangkok le 21 mai.

Les autorités locales et l’Ambassade à Jakarta nous ont assisté pour obtenir les laissez-passers et autorisations pour quitter notre région par la route, via l’unique checkpoint. Nous avons rejoint l’aéroport le plus proche à 5 heures de route par taxi, puis pris un vol vers Bangkok le 20, pour enfin avoir une chance de rentrer en Tunisie.

Nous avons pu enfin rencontrer la vingtaine d’autres tunisiens avec qui nous étions en contact pour échanger les informations, se faire tester au COVID-19 pour obtenir le fit-to-fly, et se soutenir moralement (et parfois financièrement) les uns les autres dans cette aventure imprévue.

Nous avons attendu la délivrance, et elle nous est parvenue par le bruit des hélices à 6 pales (que j’affectionne maintenant!)
La Tunisian Air Force est arrivée.

Une fois le contrôle médical réalisé par le staff tunisien (médecin et infirmiers), nous avons embarqué: le dernier chapitre du périple allait s’écrire.

Nous avons touché le sol tunisien le samedi 23 mai, à 17h40, la veille de l’Aïd. Nous sommes en confinement obligatoire pour 14 jours dans un hôtel.

J’avais du respect pour l’Armée. Maintenant, j’ai en plus de l’admiration. L’équipage du Colonel-Major Selim GHOZZI a été exemplaire, souriant, attentionné, efficace et réconfortant.

Cette femme et ces hommes ont enduré 51 heures non-stop dans le C130J-30 Super Hercules pour rapatrier des indiens et des thaïlandais (bloqués en Tunisie depuis la mi-mars), et nous ont récupéré à Bangkok, puis d’autres tunisiens à Hanoi et à New Delhi. Cette femme et ces hommes qui on fait près de 25000km pour nous ramener à la maison sont des héros.
Pour leur ACTION, je leur suis profondément reconnaissant.

Je me permets donc de m’exprimer pour la Grande Muette, en partageant quelques photos et videos (ceux qui me connaissent savent que c’est une de mes passions) ».

Bien à vous,
Fehmi Ben Slama

Mohsen Hrizi

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